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CORRESPONDANCE LIBRE ECHANGE
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L'HISTOIRE DE MA VIE TRACES DE PAS SUR LES SABLES DU TEMPS (English
title: MY LIFE STORY) Dimanche après-midi 19 avril 1959 Los
Angeles, California, U.S.A. PREFACE 01 Inclinons la tête un instant pour la prière. Notre bon père Céleste, c'est vraiment un privilège que nous avons de nous approcher de Toi, notre Dieu et Sauveur. Et entendant ce chant merveilleux : « Que Tu es grand », cela nous fait tressaillir, parce que nous savons que Tu es grand. Et nous prions que Ta grandeur nous soit manifestée de nouveau, cet après-midi, alors que nous parlons. Et il m'est échu, pour la première fois depuis de nombreuses années, d'essayer de retourner dans le passé de ma vie, et je prie que Tu me donnes la force et ce dont j'ai besoin en cette heure, Seigneur. Et puissent toutes les erreurs de ma vie être seulement un tremplin pour mes frères, un tremplin qui les amènera plus près de Toi. Accorde-le Seigneur. Puissent les pécheurs voir les empreintes de pas sur les sables du temps et puissent-ils être conduits à Toi. Nous demandons ces choses au Nom du Seigneur Jésus. Amen. (Vous pouvez vous asseoir.) 02 [Frère Glover dit : « Pourriez-vous prier sur ces mouchoirs avant de commencer ? » Ndt.] J'en serai heureux. (Il y a ceux-ci et ceux-là pour lesquels il faut prier.) D'accord, monsieur, merci. Ce saint homme, frère Glover, que je connais maintenant depuis plusieurs années, j'ai eu le privilège d'être avec lui un moment hier soir et il me dit qu'il avait été mis de côté pour un temps, pour se reposer. Et maintenant, à 75 ans, il retourne au service du Seigneur. Je suis beaucoup moins fatigué que je ne l'étais avant d'entendre cela. Je pensais que j'étais fatigué. Mais je ne crois plus que je le sois. Il vient de placer ici pour moi, quelques mouchoirs, avec les enveloppes et tout ce qu'il faut. Ils sont à l'intérieur prêts à être réexpédiés. 03 Maintenant, ceux d'entre vous qui écoutez à la radio, ou qui êtes ici, et qui désirez un de ces mouchoirs, si vous en voulez, « l'Angelus Temple » les expédie sans arrêt, tout le temps. Vous pouvez écrire directement à l'Angelus Temple et ils prieront sur eux ; parce que je vous assure que c'est l'Écriture. C'est une promesse de Dieu. Et si vous désirez que je prie sur l'un d'eux pour vous, je serai heureux de le faire. Vous devez simplement m'écrire à la boîte postale 3-2-5, 325, Jeffersonville. J'épelle : J.E.F.F.E.R.S.O.N.V.I.L.L.E. Jeffersonville, Indiana, ou si vous ne pouvez pas vous rappeler le numéro de la boîte postale, écrivez seulement Jeffersonville. C'est une petite ville de trente-cinq mille habitants. Tout le monde me connaît là. Et ainsi nous serons heureux de prier sur un mouchoir et de vous l'envoyer. 04 Et maintenant, nous avons eu beaucoup de succès en faisant cela, parce que... Nous faisons une espèce de lettre avec cela, et les gens autour du monde prient tous les matins à neuf heures, et à midi et à trois heures. Et vous pouvez imaginer de l'autre côté du monde, à quelle heure de la nuit ils doivent se lever pour faire cette prière. Donc, si toutes ces dizaines de milliers et de milliers de personnes adressent exactement au même moment leurs prières à Dieu, pour ce ministère, votre maladie, Dieu ne peut tout simplement pas repousser cela. Et ainsi, maintenant nous, comme je dis, nous n'avons pas de programme et nous ne désirons pas un centime d'argent. Nous sommes seulement... Si nous pouvons vous aider, c'est pour cela que nous sommes ici et laissez nous... 05 Quelqu'un apporte un autre paquet de mouchoirs. Maintenant, si vous n'avez pas de mouchoirs que vous vouliez envoyer, eh bien ! alors écrivez seulement. Si vous n'en avez pas besoin maintenant, gardez-le dans le livre des Actes, dans la Bible, au chapitre 19. Et ce sera une sorte de petit ruban blanc qui vous sera envoyé, et les instructions, comment confesser vos péchés premièrement. Et, merci, comment confesser vos péchés. Vous ne devez jamais essayer d'obtenir quelque chose de Dieu sans premièrement être en accord avec Lui. Voyez-vous ? Et alors vous êtes instruits en cela à appeler vos voisins et votre pasteur. Si vous avez quelque chose dans votre coeur contre quelqu'un, allez premièrement remettre cela en ordre et revenez ensuite. Et alors priez, faites une réunion de prière dans votre maison, et épinglez ce mouchoir à votre sous-vêtement et alors croyez Dieu. Et à ces trois horaires précis, chaque jour, il y aura des gens en prière à travers le monde, une chaîne autour du monde. 06 Et maintenant, c'est à vous, c'est absolument gratuit, il vous suffit d'écrire. Et... et maintenant, nous ne vous écrirons pas en retour pour vous harceler ou vous parler d'un programme que nous aurions. Nous désirons que vous supportiez le programme, mais nous ne vous demanderons rien pour le supporter... Voyez-vous ? Ce n'est pas pour avoir votre adresse ; c'est seulement un arrangement et un ministère du Seigneur que nous essayons d'exercer. Maintenant, inclinons nos têtes. Et si vous êtes dans la zone d'écoute radio, ayez vos mouchoirs devant vous et posez seulement vous-mêmes la main dessus pendant que nous prions. 07 Dieu clément, nous T'apportons ces petits paquets, peut-être quelques-uns d'entre eux ressemblent à de petites brassières de bébé, ou quelques petits sous-vêtements, ou peut-être une paire de petits chaussons ou quelque chose de ce genre, un mouchoir qui va vers les malades et les affligés. Seigneur, c'est selon la Parole que nous faisons cela. Car nous lisons dans le Livre des Actes qu'ils prirent du corps de Ton serviteur Paul des mouchoirs et des tabliers car ils croyaient que Ton Esprit était sur cet homme. Et des esprits impurs sortaient des gens et des afflictions et maladies les quittaient parce qu'ils croyaient. Et maintenant, nous réalisons, Seigneur, que nous ne sommes pas saint Paul, mais nous savons que Tu restes toujours Jésus. Et nous prions que Tu honores la foi des gens. 08 Et il est dit qu'une fois Israël (essayant d'obéir à Dieu) avait été pris dans un piège, la mer devant eux, les montagnes de chaque côté, et l'armée de Pharaon approchant. Et on a dit que Dieu abaissa les regards à travers cette colonne de Feu, avec des yeux pleins de colère et la mer en fut épouvantée et se retira d'elle-même et fit un chemin pour qu'Israël puisse traverser et aller vers la Terre Promise. Ô Seigneur, abaisse de nouveau les regards, alors que ces paquets sont posés sur les corps malades en commémoration de Ta Parole Vivante. Et puisse la maladie être épouvantée ; regarde à travers le Sang de Ton Fils Jésus, Qui mourut pour cette expiation. Et puisse l'ennemi être épouvanté et s'en aller, afin que ces gens puissent saisir la promesse que « par-dessus toute chose », c'est Ton désir « que nous soyons en bonne santé. » Accorde-le Père, car nous Te L'adressons avec cette attitude dans notre coeur. Et c'est notre objectif. Nous Te L'adressons au Nom de Jésus-Christ. Amen. Merci, frère Glover. Merci, monsieur. 09 Maintenant, ce soir étant la clôture de cette série de réunions de réveils, je ne sais pas si cela sera radio-diffusé ou non, mais j'aimerais dire (si c'est le cas) aux auditeurs radio, que ce fut l'une des plus belles séries de réunions que j'aie eues depuis de nombreuses années. Ce furent des réunions solides, profondes, et les plus remplies d'amour et de coopération de toutes celles dans lesquelles je suis allé depuis longtemps. 10 [Un frère dit : « Nous sommes sur les ondes jusqu'à quatre heures un quart, frère. Et ils vous écoutent dans toute le Californie du Sud, jusque dans les îles au large et sur les bateaux. Nous recevons des messages d'eux. Et ainsi, vous avez un grand auditoire, des milliers et des dizaines de milliers. » Ndt.] Merci, monsieur. C'est très bien. Je suis heureux d'entendre cela. Dieu vous bénisse tous. Et j'ai certainement toujours un point faible pour « l'Angelus Temple », car il est pour le Plein Évangile de Jésus-Christ. Et maintenant cela me touche de plus près semble-t-il. C'est comme si après avoir rencontré chacun de vous et vu combien votre esprit était bien, comme si j'étais seulement un peu plus des vôtres que je ne l'étais auparavant. Dieu vous bénisse, c'est ma prière... [L'assistance applaudit.] Merci, c'est très aimable. 11 Maintenant, il a été annoncé que je devais aujourd'hui vous parler un moment sur quelque chose comme « L'histoire de ma vie. » C'est une chose difficile pour moi. Ce sera la première fois que j'essaierai d'approcher cela depuis de nombreuses années. Et je n'aurai pas le temps d'aller dans des détails mais seulement dans une partie de la vie. Et au cours de ma vie, j'ai fait beaucoup d'erreurs, j'ai fait beaucoup de choses qui n'étaient pas justes. Et je désire que vous, les auditeurs de la radio, et vous qui êtes présents, que vous ne preniez pas mes erreurs comme une pierre d'achoppement, mais comme un tremplin, pour vous amener plus près du Seigneur Jésus. 12 Ensuite, ce soir, les cartes de prières vont être distribuées pour le service de guérison de ce soir. Maintenant, quand nous parlons de service de guérison, cela ne signifie pas que nous allons guérir quelqu'un. Nous allons « prier pour quelqu'un ». Dieu donne la guérison. Il est seulement assez clément envers moi pour répondre à ma prière. Je parlais ici, il y a quelque temps, avec l'organisateur des campagnes d'un évangéliste fameux, et il lui fut demandé, pourquoi cet évangéliste ne priait pas pour les malades. Et l'évangéliste répondit à l'organisateur de mes réunions : « Si... Cet évangéliste croit en la guérison divine, mais s'il voulait commencer à prier pour les malades, il devrait interrompre son service car il est patronné par des églises. Beaucoup d'églises et beaucoup d'entre elles ne croient pas en la guérison divine. » Ainsi, j'honore et respecte cet évangéliste car il garde sa place, son poste de devoir. Il pourrait peut-être... Je ne pourrais jamais prendre sa place et je doute qu'il pourrait prendre la mienne. Nous avons tous une place dans le Royaume de Dieu. Nous sommes tous unis ensemble, différents dons, mais le même Esprit. Différentes manifestations, je voulais dire, mais le même Esprit. 13 Et maintenant, ce soir, le service commence... Je crois qu'on a dit que la réunion commence à six heures trente. Et maintenant, si vous êtes dans la zone d'écoute radio, entrez en liaison pour écouter cela. C'est... Ça sera magnifique, cela l'est toujours. Et aussi, je désire vous dire que les cartes de prière seront distribuées immédiatement après ce service, juste aussitôt après que le service soit achevé, si vous êtes ici, et désirez une carte de prière. J'ai été informé à ce sujet, il y a quelques instants, que mon fils ou monsieur Mercier ou monsieur Goad distribueraient les cartes de prière. Restez simplement à votre place. Dès que l'assemblée est congédiée, restez simplement à votre place, ainsi les frères pourront descendre à travers l'allée et distribuer les cartes de prière, aussi vite que possible. Ils iront sur les balcons ou à l'étage, partout, sur le parterre, partout où vous êtes ; restez simplement sur votre siège et les frères sauront que vous êtes là pour une carte de prière. Et alors ce soir, nous prierons pour les malades. Et si le Seigneur ne change pas mes pensées, je désire prêcher sur ce sujet ce soir : « Si Tu montres le Père, cela nous satisfera ! » 14 Maintenant, je désire lire un texte cet après-midi, juste pour commencer l'histoire de ma vis. Cherchons dans le Livre des Hébreux, le chapitre 13, et commençons là. Je veux dire au verset 12 : C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par Son sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à Lui, hors de la porte. Sortons donc pour aller à Lui, hors du camp en portant Son opprobre. Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. Maintenant, ceci est un beau texte. Car, voyez-vous, si c'est l'histoire d'une vie, ou quoi que ce soit ayant rapport avec l'être humain, nous ne glorifions pas cela, et surtout le passé d'un homme s'il est aussi sombre que le mien l'a été. Mais je pense que si nous lisons l'Écriture, Dieu bénira l'Écriture. Et ma pensée est que : « Ici, nous n'avons pas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. » 15 Maintenant, je sais que vous êtes très épris de Los Angeles. Vous avez le droit de l'être. C'est une grande et belle ville. Avec son brouillard de fumées, et je ne sais quoi encore, c'est cependant une belle cité avec un bon climat. Mais cette ville ne peut pas continuer, elle doit avoir une fin. J'ai été à Rome, la ville des grands Empereurs, et la ville qu'ils avaient pensé construire immortelle, on doit creuser jusqu'à six mètres pour en trouver les ruines. Je suis allé là où les Pharaons ont eu leurs royaumes, et on doit creuser dans le sol pour trouver où les grands Pharaons ont régné. Nous tous, nous aimons penser à notre ville et à notre lieu de résidence. Mais souvenez-vous, cela ne peut pas durer. 16 Quand j'étais un petit garçon, j'avais l'habitude d'aller près d'un gros érable. Dans mon pays, nous avons beaucoup de bois dur. Et donc, nous avons l'érable, l'érable à sucre et ce que nous appelons l'érable tendre et l'érable dur. Cet arbre géant était le plus beau des arbres. Et quand je revenais des champs, de travailler aux foins ou aux moissons, j'aimais aller à ce gros arbre et m'asseoir dessous et regarder en haut. Et j'ai vu ses grandes et puissantes branches se balancer dans le vent. Son tronc était énorme. Et je disais : « Vous savez, cet arbre, je crois qu'il sera ici pour des centaines et de centaines d'années encore. » Il n'y a pas longtemps, je suis allé jeter un coup d'oeil à ce vieil arbre : il n'est plus qu'une souche. « Car ici, nous n'avons pas de cité permanente. » Non, rien ici que vous pouvez voir sur Terre ne durera. Cela doit avoir une fin. Toutes les choses mortelles doivent laisser la place à l'immortalité. Aussi bien que nous construisions nos autoroutes, aussi bien que nous établissions nos structures, tout cela doit disparaître car ici, il n'y a rien qui puisse durer. Seul l'invisible est ce qui dure. 17 Je me souviens de la maison où nous vivions : c'était une vieille maison de rondins garnis de torchis. Je... peut-être, il se peut que beaucoup n'aient jamais vu une maison garnie de torchis. Mais, elle était toute couverte de torchis. Avec tous les grands troncs énormes qu'il y avait dans cette vieille maison, je pensais que cette maison resterait debout pour des centaines d'années. Mais, vous savez, là où se tenait cette maison, aujourd'hui, ils ont fait un plan d'urbanisation. C'est tellement différent. Tout change. Mais... 18 Et je voyais mon père, c'était un homme plutôt petit, trapu, très fort et il était l'un des hommes les plus forts que je connaisse parmi les hommes de petite taille. Il y a environ un an, j'ai rencontré monsieur Coots, un gars avec qui il travaillait dans les bois ; c'était un bûcheron, et il y a environ un an, et monsieur Coots est l'un de mes très bons amis, et un diacre de la Première Église Baptiste, et il me dit : « Billy, tu devrais être un homme vraiment fort. » Et je dis : « Oh ! Non, monsieur Coots, pas du tout. » Il me dit : « Si tu tenais de ton père, tu devrais l'être. » Il dit : « J'ai vu cet homme pesant 70 kilos, chargeant tout seul sur un wagon un rondin qui pesait 400 kilos. » Il savait comment s'y prendre. Il était fort. Je le voyais rentrer à la maison pour se laver et se préparer pour dîner quand Maman l'appelait. 19 Et nous avions un vieux pommier dans la cour de devant et il y en avait trois ou quatre petits alignés vers le fond. Et, juste sur l'arbre du milieu, il y avait un vieux miroir, une grande glace qui avait été cassée. Et il avait été fixé sur l'arbre avec quelques clous. De ceux que vous, charpentiers qui m'écoutez, appelleriez des 'porte-manteaux.' ils avaient été recourbés pour tenir le miroir à sa place. Et il y avait un vieux peigne en fer blanc à l'ancienne mode ? Je le vois encore. Et là, il y avait un petit bac à laver, juste une petite planche avec un petit pied incliné dessous et fixé contre l'arbre. Il y avait une vieille petite pomme à demi-oxydée avec laquelle nous pompions l'eau pour nous laver près de cet arbre. Et Maman prenait des sacs de farine pour faire des serviettes. Quelqu'un a-t-il déjà utilisé des serviettes faites avec un sac de farine ? Eh bien ! Je suis sûr que je me sens chez moi maintenant. Et ces grosses serviettes rugueuses ! Et quand elle nous avait baignés, lorsque nous étions de petits garçons, chaque fois qu'elle nous frictionnait, il nous semblait qu'elle nous arrachait la peau. Et je me rappelle ce vieux sac de farine, elle avait tiré quelques fils et fait des petits pompons en guise d'ornement. 20 Combien d'entre vous ont déjà dormi sur un matelas de paille ? Eh bien ! dites donc ! Combien savent ce que c'était un oreiller de balle d'avoine ? Eh bien ! Frère Glover, je me sens chez moi, maintenant, c'est sûr ! Un matelas de paille ! Eh bien ! il n'y a pas si longtemps que j'en ai quitté un et c'était... Oh ! C'est bon pour dormir, c'est frais... Et, en hiver, nous prenions le vieil édredon et le mettions dessus, vous savez, et ensuite nous mettions un morceau de toile par-dessus car le neige passait par les fentes de la maison, vous savez, quand les vieux bardeaux se retournaient et que la neige les traversait. Et oh ! Je peux me souvenir de cela très bien. 21 Et aussi Papa avait un blaireau. Je... maintenant, cela va vous surprendre ! Il était fait d'une enveloppe de maïs, un blaireau en enveloppe de maïs. Il prenait le vieux savon à lessive que ma mère avait fait, le fixait et s'en passait sur le visage avec cette brosse d'enveloppe de maïs. Puis, il se rasait avec un gros vieux rasoir. Et le Dimanche, il prenait les morceaux de papier, les enfonçant dans son col ; on portait des cols en celluloïd ; il les mettait tout autour du col comme cela pour empêcher la mousse de couler sur son col de chemise. Avez-vous déjà vu cela ? Eh bien ! Oh ! la la ! 22 Je me rappelle d'un de ces printemps tout là-bas, quand nous avions l'habitude d'aller prendre de l'eau, et nous la prenions d'une calebasse. Bien, combien sont du Kentucky par ici, voyons... Eh bien ! voyez tous ces gens du Kentucky. Oh ! la la ! Je suis--je suis vraiment au... Je pensais que c'étaient tous des gens de l'Oklahoma et de l'Arkansas ; de là-bas, mais on dirait que le Kentucky est en train d'envahir le pays. Eh bien ! il y a quelques mois, vous savez, aussi que certains d'entre eux viennent par ici ! 23 Et alors je me souviens que Papa entrait et se lavait pour dîner ; il retournait ses manches et je voyais ses petits bras trapus. Et quand il levait ses bras pour se laver, jetant de l'eau sur son visage, ses muscles saillaient sur ses petits bras. Et je disais : « Vous savez, mon Papa vivra jusqu'à cent cinquante ans. » Il était si fort ! Mais il mourut à cinquante-deux ans. Voyez-vous. « Ici-bas, nous n'avons pas de cité permanente. » C'est vrai. Nous ne pouvons pas durer. 24 Maintenant, faisons tous un petit voyage. Chacun d'entre vous ici a une histoire de sa vie, comme moi et c'est bon de parcourir de temps en temps le sentier des souvenirs. Ne croyez-vous pas ? Revenez en arrière et revenons tous en arrière un instant vers nos expériences semblables de jeunes enfants. 25 Je suis né dans une petite cabane de montagne, là-haut dans les montagnes du Kentucky. Il y avait une seule pièce où nous vivions, sans tapis sur le sol, même pas de bois sur le sol, c'était seulement un sol nu. Et une souche, le dessus d'une souche coupée avec trois pieds, c'était notre table. Et tous ces petits Branham s'entassaient par là, et dehors, devant la vieille petit cabane ils se traînaient dehors, ressemblant à une bande d'opossums qui se traînent dans la poussière, vous savez, tous les petits frères. Il y en avait neuf et une petite fille. Elle a eu des moments difficiles parmi cette bande de garçons. Nous devons la respecter aujourd'hui, à cause des choses que nous avons faites en ces jours-là. Elle ne pouvait venir avec nous nulle part, nous la renvoyions, c'était une fille. Alors, elle n'aurait pas tenu le coup. Vous savez. Ainsi, nous avions... et tous... 26 Rappelez-vous que derrière la table nous avions seulement deux chaises, et elles étaient faites d'écorce. Juste quelques morceaux d'hickory assemblés dont le bas était attaché avec de l'écorce d'hickory. Quelqu'un a-t-il jamais vu une chaise en écorce d'hickory ? Oui ! Et j'entends encore Maman. Oh ! Plus tard, nous avons emménagé dans une maison où elle pouvait avoir un plancher de bois, avec ses bébés sur ses genoux, comme cela, et se balançant sur cette vieille chaise, bang ! bang ! bang ! sur le plancher. Et je me rappelle que pour empêcher les petits de franchir la porte, quand elle faisait la lessive ou autre chose, elle posait une chaise par terre et la retournait en diagonale à travers la porte, pour empêcher les petits de sortir quand elle devait aller à la source chercher de l'eau ou quoi que ce soit. Et ma mère avait quinze ans quand je suis né. Papa avait dix-huit ans. Et j'étais le premier de neuf enfants. Et ils me dirent que le matin où je suis né... 27 Alors, nous étions très pauvres, les plus pauvres parmi les plus pauvres. Et nous n'avions pas même une fenêtre dans cette petite cabane. Il y avait une espèce de petite porte en bois que l'on ouvrait. Je doute que vous ayez jamais vu quelque chose comme cela. Une petite porte de bois qui servait de fenêtre, on la gardait ouverte le jour et on la fermait la nuit. On ne pouvait pas allumer la lumière électrique ou même brûler du pétrole dans ces temps là. Nous avions ce qu'on appelle une 'lampe à graisse'. Maintenant, je ne sais pas si vous avez jamais su ce qu'était une lampe à graisse. Eh bien ! que... Et avez-vous déjà acheté... fait brûler un noeud de pin. Prenez seulement un noeud de pin et allumez-le et posez-le sur un couvercle, il brûlera. Et ça... fumait un petit peu, mais ils n'avaient de toute manière pas de meubles qui auraient pu s'enfumer. Ainsi, la cabane prenait la fumée. Cela tirait bien car il y avait quantité d'endroits dans la toiture où la fumée pouvait passer au travers. Ainsi... 28 Je suis né en avril, le 6 avril 1909. Bien sûr, vous voyez, cela me fait un peu plus de 25 ans maintenant. Et ainsi, le matin où je suis né, Maman me dit qu'on a ouvert la fenêtre. Alors nous n'avions pas de docteurs, il y avait une sage-femme, et cette sage-femme était ma grand-mère. Et ainsi quand je suis né et que j'ai commencé à crier, ma mère a voulu voir son enfant. Elle n'était elle-même qu'une enfant. Et quand ils ouvrirent la petite fenêtre juste au point du jour, vers cinq heures. Et le... il y avait un petit rouge-gorge se tenant à côté d'un petit buisson ; comme vous en avez tous vu l'image dans le livre de l'histoire de ma vie. Un petit rouge-gorge était là, chantant de toute sa force. 29 J'ai toujours aimé les rouges-gorges, les petits garçons qui m'écoutaient à la radio, ne tiraient pas sur mes oiseaux. Voyez-vous, ils sont, ils sont, ils sont... ce sont mes oiseaux. Avez-vous jamais entendu la légende du rouge-gorge ? Comment il a reçu sa gorge rouge ? Je m'arrêterai ici un moment. Comment sa gorge est devenue rouge... Un jour, le Roi des rois mourait sur la Croix, et il souffrait et personne ne voulait venir à Lui. Il n'avait personne pour L'aider. Et il y avait un petit oiseau brun qui voulait enlever ces clous de la Croix, et il volait sans cesse contre la Croix, et il secouait ces clous. Il était trop petit pour les arracher, et il rougit sa petite gorge avec le sang. Et depuis lors, sa gorge est rouge. Ne le chassez pas, mes enfants. Laissez-le tranquille. Il se tenait à côté de la fenêtre, pépiant comme chantent tous les rouges-gorges. Et Papa referma la fenêtre. Et quand ils refermèrent cette 'porte-fenêtre', cette Lumière que vous voyez sur l'image, entra en tourbillonnant par le fenêtre, dit ma mère, et se tint au-dessus du lit. Grand-mère ne savait que dire. 30 Maintenant, nous sommes... Nous n'étions pas une famille religieuse. Ma famille est catholique. Je suis Irlandais des deux côtés. Mon père est strictement Irlandais, Branham. Ma mère se nommait Harvey, seulement son père se maria avec une indienne Cherokee, ainsi cela brisa cette petite lignée de sang irlandais. Et mon père et ma mère n'allaient pas à l'église, et ils se marièrent en dehors de l'église et ils n'avaient pas de religion du tout. Et là-bas dans les montagnes, il n'y avait même pas une église catholique. Ainsi sont venus parmi les petits colons, deux Branham ; et de là provient l'entière génération des Branham, c'est la généalogie de ma famille. 31 Et alors elle ouvrit... Quand ils ouvrirent cette fenêtre et que cette Lumière se tint là, ils ne savaient que faire. Papa s'était acheté pour cet évènement, une nouvelle salopette (m'a dit Maman). Et il se tenait les mains dans le plastron de sa salopette, comme les bûcherons ou les forestiers faisaient en ces jours-là. Et cela les effraya. 32 Eh bien ! Quand j'ai eu dix jours, ou à peu près, ils m'emmenèrent à une petite église baptiste appelée « Le Royaume des Opossums. » C'est tout un nom ! Il y avait un vieux prédicateur itinérant, ce prédicateur baptiste à l'ancienne mode venait là-bas, environ une fois tous les deux mois. Les gens avaient une petite réunion où ils chantaient quelques cantiques, mais ils avaient une prédication, chaque fois que la tournée du voyageur passait par là. Ils le payaient chaque année avec un sac de citrouilles et quelque chose de ce genre que les gens récoltaient pour lui donner, vous savez. Et le vieux prédicateur vint, et là, il offrit une prière pour moi, petit garçon. Ce fut mon premier passage à l'église. 33 À l'âge de... quand j'ai eu un peu plus de deux ans, eut lieu ma première vision. Eh bien ! Ils racontèrent aux alentours dans les montagnes là-bas : « Cette Lumière est entrée. » Aussi ils essayèrent de comprendre. Quelques-uns dirent que ça devait être le soleil se réfléchissant sur une glace dans la pièce. Mais là-bas, il n'y avait pas de glace. Et le soleil n'était pas levé, car c'était trop tôt, cinq heures. Et alors, ils L'oublièrent. Et quand j'avais environ... je suppose que j'avais près de trois ans... 34 Maintenant, je dois être honnête, il y a là des choses que je n'aime pas dire, et je souhaiterais pouvoir les laisser de côté et ne pas avoir à les dire. Mais cependant, pour dire la vérité, vous devez dire la vérité si c'est sur vous-même ou vos parents. Soyez honnête à ce sujet et alors c'est toujours pareil. Mon père était très loin d'être une personne religieuse. Il était un gars typique des montagnes qui buvait constamment, tout le temps. Et il s'était trouvé mêlé dans une rixe et il y avait eu deux ou trois hommes presque tués en se battant à coups de fusils et de couteaux à une sorte de réunion dans les montagnes là-bas. Et Papa avait été l'un des meneurs de cette rixe, car il avait un ami qui avait été blessé et à son tour avait blessé quelqu'un avec une chaise. Et avait... l'homme avait sorti un couteau et il allait frapper au coeur l'ami de Papa étendu sur le sol, et Papa s'en mêla... Et cela a dû être une terrible bagarre, parce que depuis Burkesville, à de nombreux kilomètres de là, ils envoyèrent un shérif à cheval chercher Papa. 35 Ainsi l'homme gisait presque mort. Il y a peut-être quelqu'un de sa famille qui écoute. Je vais dire son nom, son nom était Will Yarbrough. Probablement ils... je pense que l'un d'entre eux est en Californie, l'un de ses fils. C'était un homme massif, grand et puissant, il tua son propre fils avec un piquet de clôture. Ainsi, c'était un homme très fort et mauvais. Et ainsi, il y eut un grand combat au couteau entre lui et Papa. Et mon père tua presque l'homme, aussi il dut s'enfuir et quitter le Kentucky et traverser la rivière pour venir en Indiana. 36 Et il avait un frère qui vivait à cette époque à Louisville au Kentucky. C'était l'assistant directeur de la Scierie Mosaïque du Bois à Louisville au Kentucky. Et ainsi, Papa vint trouver son frère aîné. Papa était le plus jeune des garçons de dis-sept enfants. Et ainsi, il vint trouver son frère aîné et il partit pour presque un an. Il ne pouvait pas revenir car il était recherché par la loi. Et alors quand nous avons eu des nouvelles de lui, par une lettre signée d'un autre nom, il disait à ma mère que cela serait ainsi qu'elle aurait des nouvelles de lui. 37 Et alors je me rappelle un jour, la source (cette petite cabane) était juste derrière la maison. Et pendant ce temps après... il y avait neuf... onze mois entre mon frère et moi et il marchait encore à quatre pattes. Et j'avais un gros caillou à la main et j'essayais de lui montrer avec quelle force je pouvais jeter ce caillou dans la boue à l'endroit où la fontaine était sortie de terre et avait rendu le sol boueux. Et j'entendis un oiseau qui chantait en haut d'un arbre. Et je regardais cet arbre et l'oiseau s'envola et quand il s'envola, une Voix me parla. Maintenant, je sais que vous pensez que je ne peux pas y penser ni me souvenir de cela. Mais le Seigneur Dieu qui est juge des Cieux et de la terre et de tout ce qui est, sait que je dis la vérité. 38 Quand cet oiseau s'envola, une Voix vint de l'endroit où était l'oiseau dans l'arbre, comme du vent à travers un buisson, et Il dit : « Tu vivras près d'une ville appelée New Albany. » Et j'ai vécu depuis l'âge de trois ans jusqu'à ce temps-ci à moins de cinq kilomètres de New Albany, Indiana. Je rentrai et dis cela à ma mère. Eh bien ! elle pensa que je rêvais ou quelque chose comme cela. Et plus tard, nous avons déménagé en Indiana, et mon père alla travailler pour un homme, monsieur Wathen, un homme riche. Il possédait les distilleries Wathen. Il possédait de grosses actions. C'est un multimillionnaire dans le club de « Louisville Colonels » et au base-ball et ainsi de suite. Et alors nous vivions près de là. Et Papa étant un pauvre homme, cependant il ne pouvait se passer de sa boisson, alors il alla faire du whisky dans une distillerie. Et alors cela devint une épreuve pour moi, parce que j'étais le plus âgé des enfants. Je devais aller porter de l'eau à cet alambic, pour garder les échangeurs froids pendant qu'ils faisaient le whisky. Ensuite, il se mit à le vendre et se procura deux ou trois de ces alambics. Maintenant, c'est ce que je n'aime pas raconter mais c'est la vérité. 39 Et je me rappelle un jour, depuis la grange, je revenais à la maison en pleurant. Parce que derrière cet endroit, il y avait une mare où on venait tailler la glace. Beaucoup d'entre vous se rappellent quand on coupait la glace et qu'on la mettait dans la sciure. Eh bien ! C'est la façon dont monsieur Wathen conservait la glace dans le pays. Et mon père était un chauffeur pour lui, un chauffeur privé. Et quand cette mare était pleine de poissons et quand on pouvait aller couper la glace et la rentrer pour la mettre dans la sciure, ensuite quand la glace fondait alors que l'été avançait, elle était presque propre je suppose, comme de la glace de lac ; on pouvait s'en servir, non pas pour boire, mais pour garder l'eau froide et leur lait en la mettant autour de leurs seaux. 40 Un jour, portant de l'eau depuis là-bas, à cette pompe qui était près d'un groupe d'immeubles, je rouspétais parce que je revenais de l'école et tous les garçons étaient allés pêcher à la mare. J'aimais beaucoup pêcher. Et ainsi, ils étaient tous allés pêcher sans moi et je devais apporter l'eau à cet alambic. Bien sûr cela devait rester secret, c'était pendant la prohibition. Et c'était une telle épreuve. Et je me souviens être revenu de là-bas avec un orteil soutenu par un pilon ; j'avais un épi de maïs attaché sous mon orteil pour le protéger de la poussière. Avez-vous déjà fait cela ? Juste mettre un épi de maïs sous votre orteil comme ceci, et vous l'entourez d'une ficelle. Cela tient votre orteil dressé comme une tête de tortue, voyez-vous, dressé. Vous auriez pu me suivre à la trace partout où j'allais avec cet épi de maïs sous mon orteil, là où je passais avec mon pilon, vous savez. Je n'avais pas de chaussures à me mettre. Ainsi nous ne portions jamais de chaussures, quelquefois pendant la moitié de l'hiver. Si nous en avions, nous... c'étaient seulement celles que nous pouvions trouver ou que quelqu'un nous donnait. Et les vêtements que quelqu'un nous donnait par charité. 41 Et je m'arrêtai sous cet arbre, et j'étais assis là en maugréant (c'était en septembre) parce que je désirais aller pêcher et je devais remplir d'eau plusieurs tonneaux avec des petits seaux à mélasse, pas plus hauts que cela, deux litres, parce que j'étais seulement un petit garçon d'environ sept ans. Et je devais les verser dans un gros tonneau et puis aller de nouveau chercher deux autres seaux d'eau et revenir. C'est l'eau que nous avions. Et ils allaient distiller une cuvée de cette eau de vie de grain cette nuit-là avec Papa, là-bas dans la maison. 42 Et je pleurais ; et tout à coup, j'entendis quelque chose faisant un bruit comme un tourbillon de vent, quelque chose comme cela (maintenant j'espère que ce n'est pas trop fort) faisant « whoosh, whoosh. » Un bruit comme cela. Eh bien ! c'était parfaitement calme et je regardais alentour. Et vous savez quoi, un petit vent tourbillonnait, je crois que vous appelez cela un petit cyclone. À la fin de l'année vous savez, ils ramassent les feuilles et d'autres choses dans les champs de maïs. En automne, les feuilles commencent juste à tomber. Et j'étais juste sous un grand peuplier blanc, j'étais environ à mi-chemin entre la grange et la maison. Et j'entendis ce bruit. Et je regardais autour de moi et c'était aussi tranquille que ça l'est dans cette pièce. Pas une feuille ne bougeait nulle part, rien. Et je pensai : « D'où vient ce vent ? » Eh bien ! pensai-je, « Cela doit être loin d'ici. » J'étais seulement un gamin. Et cela devint de plus en plus fort. 43 Je ramassai mes deux petits seaux et je rouspétai encore une fois ou deux et je repris le sentier, j'étais en train de me reposer. Et j'allais juste à quelques pas de là, loin de dessous les branches de ce gros arbre ; et oh ! la la ! Cela fit un bruit de tourbillon et je me retournai pour regarder et environ à mi-hauteur de cet arbre, il y avait un autre tourbillon pris dans cet arbre qui tournait et tournait agitant les feuilles. Eh bien ! Pensai-je, il n'y a rien d'étrange à cela car c'est juste à ce moment de l'année en automne, que se forment ces tourbillons. Petits... Nous les appelons tourbillons. Et ils soulèvent la poussière. On en trouve dans le désert comme cela, la même chose. Ainsi, je regardais mais il ne s'en allait pas. Habituellement, c'est juste un souffle pendant un instant puis il s'en va, mais il était là depuis déjà deux minutes ou plus. 44 Eh bien ! Je repartis de nouveau sur le chemin. Et je me retournai pour regarder encore cela. Et quand je le fis, une voix humaine aussi audible que la mienne dit : « Ne bois jamais, ne fume ni ne souille ton corps d'aucune façon. Il y aura un travail à faire pour toi quand tu seras plus âgé. » Eh bien ! Cela me donna une frayeur mortelle ! Vous pouvez vous imaginer comment un petit garçon peut se sentir ! Je laissai tomber ces seaux et je revins à la maison aussi vite que je le pouvais, criant de toute ma voix. 45 Il y avait des serpents trigonocéphales dans ce pays, et ils étaient très venimeux. Ma mère pensa que, venant le long du jardin, j'avais peut-être posé le pied sur un trigonocéphale, et elle courut à ma rencontre. Et je sautai dans ses bras, criant, l'étreignant et l'embrassant. Et elle me dit : « Qu'y a-t-il ? As-tu été mordu par un serpent ? » Elle me regarda sous toutes les coutures. Je dis : « Non, Maman ! Il y a un homme dans cet arbre là-bas ! » Et elle me dit : « Billy, Billy ! Allons ! » Et : « T'es-tu arrêté pour dormir ? » dit-elle. Je dis : « Non, Maman ! Il y a un homme dans cet arbre là-bas et il m'a dit de ne pas boire et de ne pas fumer. » Boire du whisky et ces choses. 46 Et j'étais en train d'apporter de l'eau à cet alambic de contrebande, à cet instant-même. Et il me dit : « Ne bois jamais ni ne souille ton corps d'aucune façon. » C'est immoral, voyez-vous et mon enfant... la jeunesse avec des femmes. Et de mon mieux, je n'ai jamais été coupable une seule fois d'une telle chose. Le Seigneur m'a gardé de ces choses, et au fil de mon histoire, vous vous en apercevrez. Aussi : « Ne bois, ni ne fume, ni ne souille ton corps d'aucune façon car il y aura un travail à faire pour toi quand tu seras plus âgé. » Alors, je dis cela à Maman, et elle se moqua de moi. J'étais tout à fait comme hystérique. Elle appela le docteur et celui-ci dit : « Eh bien ! C'est seulement nerveux, c'est tout. » Aussi elle me mit au lit. Et depuis ce jour-là, je ne suis plus repassé auprès de cet arbre. J'étais effrayé. Je passais par l'autre côté du jardin parce que je pensais qu'il y avait un homme en haut de cet arbre, et qu'il me parlait d'une voix profonde. 47 Et alors quelque temps après, environ un mois après cela, je jouais aux billes dehors avec mes petits frères en face de la cour de devant. Et tout à coup, un étrange sentiment vint à moi. Je m'arrêtai et je m'assis à côté d'un arbre. Et nous étions juste sur la rive du fleuve Ohio. Et je regardai vers Jeffersonville, et je vis un pont s'élever et le traverser, il enjambait la rivière. Et je vis seize hommes (je les comptais) qui tombèrent de là et perdirent leur vie sur ce pont. Je courus très vite le dire à ma mère et elle pensa que je m'étais endormi. Mais ils le gardèrent à l'esprit et vingt-deux ans après, le Pont Municipal (que beaucoup d'entre vous traversez quand vous venez ici) enjamba la rivière au même endroit et seize hommes perdirent leur vie en construisant ce pont au-dessus de la rivière. Cela n'a jamais manqué d'être parfaitement vrai. Comme vous le voyez dans cet auditorium, ça a toujours été ainsi tout le temps. 48 Alors, ils pensèrent que c'était nerveux. Que je sois une personne nerveuse, c'est vrai. Et si vous avez remarqué, les gens qui sont inclinés à être spirituels sont nerveux. Regardez les poètes et les prophètes. Regardez William Cowper qui écrivit le fameux chant : « Il y a une fontaine remplie de sang qui coule des veines d'Emmanuel. » Avez-vous déjà... Vous connaissez ce chant. Je me suis tenu devant sa tombe il n'y a pas longtemps. Frère Julius, je crois, je ne sais pas, non, oui... c'est cela, était avec nous là-bas sur sa tombe, et là après qu'il ait écrit ce chant, l'inspiration le quitta, il essaya de trouver la rivière pour se suicider. Voyez-vous, l'esprit l'avait quitté. Et les gens comme les poètes et auteurs et... ou non... Je veux dire les prophètes. 49 Regardez Élie, quand il se tint sur la montagne et appela le feu du ciel et qu'il appela la pluie du ciel. Alors, quand l'Esprit le laissa, il s'enfuit devant la menace d'une femme. Et Dieu le trouva retiré dans une caverne quarante jours plus tard. Regardez Jonas qui avait assez d'inspiration quand le Seigneur l'avait oint pour prêcher à Ninive, jusqu'à ce qu'une ville de la taille de Saint Louis se repente avec le sac et la cendre. Et quand l'Esprit le quitta, que lui arriva-t-il ? Nous le trouvons sur une montagne après que l'Esprit l'ait quitté, priant Dieu de prendre sa vie. Et voyez-vous, c'est l'inspiration. Et quand ces choses arrivent, cela vous fait quelque chose. 50 Puis je me rappelle en allant plus loin, je suis devenu un jeune homme (je dois me dépêcher pour terminer dans le peu de temps qu'il me reste). Quand je suis devenu un jeune homme, j'ai eu des idées comme tout jeune homme. Allant à l'école, j'y avais rencontré des jeunes filles. Vous savez, j'étais réellement timide. Et finalement, j'ai eu une petite amie. Comme tous les jeunes garçons, aux environs de quinze ans, je pense. Et, oh ! Elle était jolie. Oh ! la la ! Elle avait des yeux de colombe, elle avait des dents comme des perles, et un cou de cygne et elle était vraiment très jolie. 51 Et un autre garçon, nous étions copains, il prit la voiture de son père, une vieille Ford Modèle T, et nous avons eu un rendez-vous avec nos amies. Et nous allions faire une sortie en voiture. Nous avions assez d'essence, environ dix litres. Nous devions lever la roue arrière pour la démarrer à la manivelle. Je ne sais pas si vous vous rappelez cela ou non, vous savez pour la démarrer. Mais nous allions très bien. Et ainsi, j'avais quelques nickels dans ma poche. Et nous nous sommes arrêtés à un endroit où nous pouvions acheter un sandwich au jambon pour un nickel. Et alors, oh ! j'étais riche, je pouvais en acheter quatre. Voyez-vous ? Et après que nous ayons mangé les sandwiches et bu le Coca-cola, je partis rendre les bouteilles. Et à ma surprise, quand je revins, (la femme commençait juste à déchoir de la grâce, de la féminité à cette époque-là); ma petite colombe fumait une cigarette. 52 Eh bien ! J'ai toujours eu mon opinion sur une femme qui fume une cigarette et je n'en ai pas changé d'un millimètre depuis tout ce temps. C'est vrai. C'est la plus basse chose qu'elle puisse faire. Et c'est parfaitement vrai. Et je pense... Maintenant, les compagnies de cigarettes peuvent me poursuivre pour cela, mais je vous dis c'est seulement un piège du diable. C'est le plus grand meurtre et le plus grand sabotage qu'il y ait eu dans cette nation. C'est la vérité. Je préférerais voir ma femme étendue par terre ivre, que de la voir avec une cigarette. C'est comme... 53 Maintenant, l'Esprit de Dieu qui est avec moi, si c'est l'Esprit de Dieu (comme vous pouvez vous le demander), vous qui fumez la cigarette, vous n'y couperez pas quand vous entrez ici, parce que c'est juste... chaque fois. Vous remarquerez sur l'estrade, comment Il condamne cela. C'est une chose horrible. Éloignez-vous de cela. Femmes, si vous avez été coupables de cela, s'il vous plaît, dans le Nom de Jésus-Christ, éloignez-vous de cela ! Cela vous détruit. Cela vous tuera. C'est un cancer, en veux-tu, en voilà. Les docteurs essaient de vous avertir. Et cependant comment peut-on vendre cette camelote ! Si vous alliez à la pharmacie et disiez : « Je voudrais acheter pour la valeur de cinquante cents de cancer. » Quoi, ils vous feraient enfermer. Mais quand vous acheter pour cinquante cents de cigarettes, vous achetez la même chose. Les docteurs le disent. Oh ! Cette nation folle d'argent. C'est idiot. C'est un massacre. Cela est prouvé. 54 Eh bien ! quand je vis cette jolie fille faisant ainsi la maligne, sa cigarette aux doigts, cela faillit me tuer, parce que je pensais que le l'aimais vraiment. Et je pensai : « Eh bien !... » Maintenant, on m'appelle 'misogyne'. Vous le savez parce que je suis toujours en quelque sorte contre la femme mais pas contre vous mes soeurs. Je suis seulement contre la façon dont les femmes modernes agissent. C'est vrai, les femmes bonnes doivent être mises à part. 55 Mais je peux me souvenir quand l'alambic de mon père fonctionnait, je devais aller là-bas avec l'eau et tout ce fatras ; je voyais là-bas ces jeunes femmes qui n'avaient pas encore dix-sept ou dix-huit ans avec des hommes de l'âge que j'ai maintenant, ivres. Ils devaient les dégriser et leur donner du café noir pour qu'elles reviennent à la maison cuisiner le souper de leurs maris. Oh ! Quelque chose comme cela, je disais : « Je... » C'était ma remarque alors : « Elles ne valent pas la bonne balle propre qui les tuerait. » C'est vrai. Et je haïssais les femmes. C'est vrai. Et je dois veiller à mes moindres gestes maintenant, pour m'empêcher de penser encore la même chose. 56 Mais aussi maintenant, une femme bonne est un joyau sur la couronne d'un homme. Elle devrait être honorée. Elle... Ma mère est une femme, mon épouse aussi, et elles sont dignes d'être aimées. Et j'ai des milliers de soeurs Chrétiennes que je respecte au plus haut point. Mais si elles peuvent respecter ce que Dieu a fait d'elles, des mères et de vraies reines, c'est très bien. L'une des meilleures choses que Dieu puisse donner à un homme est une épouse. En dehors du Salut, une femme est la meilleure chose, si c'est une femme droite. Si ce n'est pas le cas, Salomon a dit : « Une épouse bonne est un joyau sur la couronne d'un homme, mais une femme dépravée ou une mauvaise femme c'est de l'eau dans son sang. » Et c'est vrai. C'est la pire chose qui puisse arriver. Ainsi une femme bonne... Si vous avez reçu une bonne épouse, frère, vous devez la respecter du mieux que vous le pouvez. C'est vrai, vous devriez faire cela. Une vraie femme ! Et les enfants, si vous avez une vraie mère qui reste à la maison et essaie de prendre soin de vous, gardant vos vêtements propres, vous envoyant à l'école, vous enseignant au sujet de Jésus, vous devriez honorer cette bonne et douce mère de tout votre coeur. Vous devez respecter cette femme, certainement, car c'est une vraie mère. 57 On parle des analphabètes des Montagnes du Kentucky. Vous le voyez dans cette manière de vivre rude et primitive. Quelques-unes de ces vieilles mamans de là-bas peuvent venir ici, à Hollywood et vous enseigner à vous les mères modernes, comment élever vos enfants. Vous laissez votre fille sortir une nuit avec ses cheveux tout ébouriffés, et les lèvres... (comment appelle-t-on cela ?) cette espèce de maquillage qu'elles mettent sur le visage, et ses vêtements tout comprimés sur un côté, dehors toute la nuit, ivre, frère, elle prendrait une de ces branches du sommet d'un hickory, et la fille ne sortirait plus jamais. Je vous le dis... S'il y avait un peu plus de cela, il y aurait un meilleur Hollywood et un meilleur pays. C'est vrai, c'est cela. 'Essayer d'être moderne', c'est une des astuces du diable. 58 Maintenant, cette petite fille, quand je la vis, mon coeur saigna. Et je pensai : « Pauvre petite fille. » Et elle me dit : « Oh ! veux-tu une cigarette, Billy ? » Je dis : « Non, madame, je ne fume pas. » Elle me dit : « Tu dis que tu danses pas. » Ils désiraient aller au bal et je ne voulais pas. Aussi ils disaient qu'il y avait un bal là-bas, ce qu'on appelait le 'Jardin du Sycomore'. Et je dis : « Non, je ne danse pas. » Elle dit : « Alors, tu ne danses pas, tu ne fumes pas, tu ne bois pas. Comment t'amuses-tu ? » Je dis : « Eh bien ! J'aime la chasse et la pêche. » Cela ne l'intéressait pas. Aussi elle dit : « Prends cette cigarette. » Et je dis : « Non, madame, merci, je ne fume pas ! » 59 Et je me tenais sur le marchepied. Il y avait un marchepied tout autour des vieilles Ford, vous vous souvenez, et je me tenais sur ce marchepied, assis sur un siège arrière, elle et moi. Et elle me dit : « Tu veux dire que tu ne veux pas fumer une cigarette ? Nous, les filles, nous avons plus de courage que vous n'en avez ! » Et je dis : « Non, madame, je ne crois pas que je veuille le faire ! » Elle me dit : « Quelle grosse poule mouillée ! » Oh ! la la ! Je voulais être Billy le grand dur, et certainement je ne voulais en rien être une poule mouillée. Voyez-vous, je voulais être un boxeur professionnel, c'était mon idée de la vis. Aussi je dis... « Poule mouillée ! Poule mouillée ! »
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