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CORRESPONDANCE LIBRE ECHANGE
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Cette histoire se passe sur un petit chemin creux,
dans la campagne. Un petit chemin encaissé, bordé de bois et de pâturages.
C’était à l’époque où les enfants allaient à
pied à l’école, leur repas de midi dans une main et leurs ardoises et
cahiers dans l’autre. Le soir tombait tout doucement et une légère brume
dansait sur la crête des arbres.
Et alors, sur ce chemin gazouilla un bruit de voix
enfantines. Il y avait là deux bambins, un tout jeune, tout petit et l’autre
à peine un peu plus grand. Il chantonnait : « Jésus aime les petits
enfants comme moi… » ; et le plus petit reprenait
la fin de chaque phrase en répétant avec un sourire épanoui :
« comme môa.. ! »
Soudain un grand sentiment de danger envahit
l’endroit. Le sol se mit à trembler comme ébranlé par un lourd marteau. ;
c’était une résonance terrifiante qui s’amplifiait d’instant en instant. Du tournant jaillit une énorme taureau écumant.
Il n’y avait aucune issue de secours. Les talus qui
bordaient le chemin à cet endroit là n’offraient pas de prises assez sûres
pour pouvoir se hisser rapidement. Déjà, le taureau était sur eux, se précipitant de
toute sa masse furieuse. Dans un instant les deux bambins seraient piétinés,
grièvement blessés et même sans doute tués par cette bête possédée
d’une rage meurtrière.
Désespérés, les deux garçonnets se serraient
l’un contre l’autre et dans un geste suppliant, le plus grand joignit les
mains. Alors en voyant cela, le tout petit se mit à dire : « Seigneur
Jésus, merci pour cette nourriture que tu nous donnes ». C’était la seule prière qu’il savait dire, ce
n’était qu’un tout petit garçon. A l’instant même, et à quelques centimètres, le
taureau s’arrêta net comme stoppé par un frein sur-puissant ! Et puis, tout décontenancé, il renifla un peu ;
fit demi-tour et repartit tranquillement au petit trot.
Là-haut, dans le ciel, tout doucement, montait l’étoile
du Berger.
gemme Cette histoire a été écrite à partir d'un fait réel.
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