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| Il était une fois, dans un pays tout proche, un
gentil petit garçon qui faisait la joie de ses parents. |
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Cet enfant
habitait, avec sa famille, dans un joli chalet installé sur le flanc
d’une montagne très pentue. Ils vivaient là, paisiblement, en servant
Le Seigneur du plus profond de leur cœur.
Sylvain, c’est ainsi qu’il s’appelle, aimait
Dieu; il aimait sa maison; il aimait aussi les bois qui l’entouraient. Il
avait l’habitude de s’y promener et d’y jouer avec:
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| Jo l’écureuil, |
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Tim le hérisson, |
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et Lie la grenouille de la mare. |
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Mais, il connaissait tout cela par cœur. Sylvain avait envie d’autre chose. Il rêvait d’un autre endroit; un endroit beaucoup plus beau, beaucoup plus doux, beaucoup plus agréable. Cet endroit existait. Il le savait puisqu’il le voyait!

En effet, chaque matin, lorsqu’il ouvrait ses volets en sautant du lit,
Sylvain était fasciné par ce chalet en or qui scintillait sur la montagne, juste en face. |
| Il l’admirait longuement avant de refermer ses fenêtres. Il y pensait souvent dans la journée.
Ses parents s’inquiétaient de voir son sourire se raréfier. Ses amis Jo, Tim et Lie s’étonnaient de son manque d’enthousiasme dans les jeux... |

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Rien ni personne ne parvenait plus à le rendre heureux. Jour et nuit, Sylvain ne pensait plus qu’à ce chalet doré! Sylvain était habité par le chalet doré! Sylvain voulait habiter dans le chalet doré! |
| Un matin, il n’en put plus. Alors qu’une fois de plus, il savourait ce spectacle merveilleux, il décida de partir sur le champ. Il descendit sur la pointe des pieds, prit un morceau de pain, enfila son gros manteau et s’éclipsa discrètement par la porte de derrière. Il courut jusque dans la vallée, contourna le village où habitaient son oncle Martin et sa tante Eliette et commença l’ascension de la « montagne d’en face ». |
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Il marcha, marcha, marcha toute la journée. Plus d’une fois, il dut s’arrêter pour reprendre son souffle. Il était épuisé. Mais il continuait. Il cherchait son chalet doré. Il le voulait coûte que coûte. Il finirait bien par le trouver! Il n’avait pas fait tous ces efforts pour rien! Il ne fallait surtout pas renoncer. Sylvain persévéra encore un peu mais, à la fin de la journée, alors que le soleil était sur le point de se coucher, ses forces le trahirent.
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Il s’arrêta près d’un tout petit chalet défraîchi et demanda à Perlette, la fillette qui jouait dans la cour, si elle savait où se trouvait le chalet en
or.
« - Le chalet en or ?» s’exclama-t-elle avec un charmant sourire,
«oh! Oui, je le connais! Nous le connaissons tous, ici! Mais il est loin et si tu veux t’y rendre, tu dois descendre dans la vallée et grimper sur la montagne, en face. Tiens, regarde-le. On le voit très bien d’ici »
Sylvain, stupéfait, se retourna et observa le point indiqué par son amie Perlette. |

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Il fut, alors, saisi par la plus grande surprise de sa vie.
Juste en face, le chalet en or resplendissait de tous les feux du soleil couchant et… |
| Ce chalet en or, (l’avez-vous deviné?) n’était autre que son chalet à lui; sa maison à lui; la maison qu’il avait quittée le matin-même pour partir à la recherche de ce qu’il n’avait pas trouvé… |
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| Pendant un long moment, un très long moment, Sylvain resta tout pensif tandis qu’il conjuguait le verbe refléter... |
| La conclusion que t’inspire cette histoire, nous aimerions bien la connaître et nous comptons sur toi pour nous l’écrire.
Merci. |

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